Priyangaa Thivendrarajah : Biographie
Les enquêtes sur les crimes de guerre entrent dans une nouvelle ère. Privées d’un accès direct aux zones de combat, les États, les commissions d’enquête et les ONG s’appuient désormais sur l’imagerie satellite, les drones, l’intelligence artificielle, la modélisation 3D et les méthodes d’open source intelligence (OSINT) pour documenter les violations du droit international humanitaire.
En Ukraine, à Gaza, en Syrie ou encore au Soudan, ces outils permettent de localiser des frappes, d’authentifier des images diffusées en ligne et de reconstituer des scènes de crime à distance. Des acteurs comme Bellingcat ou Forensic Architecture ont démontré la puissance de ces technologies pour analyser et reconstruire des événements à partir de données en sources ouvertes.
Ces technologies facilitent la recherche de la vérité, mais soulèvent aussi d’importantes interrogations juridiques. Peut-on véritablement se fier à ces outils pour garantir la fiabilité, ou encore l’authenticité des preuves recueillies? Jusqu’où la technologie peut-elle suppléer, voire transformer, les méthodes d’enquête traditionnelles?
---
Sur place : salle 2151, pavillon Charles-De Koninck (Université Laval)
Et en ligne sur Zoom (obtenez le lien en vous inscrivant gratuitement).
